On dirait un titre de film, vous trouvez pas?
Désolé à nouveau pour la longueurs de l'article, mais tout est nouveau pour moi, donc vaut la peine d'être dit.

I-Le Mexique : Les voitures d'abord, sauf le dimanche.
Si on se rappelle que la vie en France et au Mexique, c'est similaire à la base, alors je passe mon temps à quérir les petites différences. Une des plus flagrantes, ce sont ces avenues énormes partout dans la ville. Le cours Emile Zola de Villeurbanne à côté c'est de la gnognote.
Les chauffeurs de bus sont des bourrins ici. A peine on met un pied dans le bus, qu'on se sent comme dans une formule1 qui fait un bruit de tracteur, alors que la porte n'est pas encore refermée. De plus, si un chauffeur de bus touche un piéton, il doit faire en sorte qu'il meure, parce que sinon le piéton écrasé peut lui pourrir la vie beaucoup plus vivant que mort. (ce n'est pas qu'une légende.)
En France, la voiture peut passer si le piéton a finit de traverser la route. Ici on dit "la voiture en premier, la piéton après", et il faut mieux avoir le cœur bien accroché avant de traverser. Si on est une personne qui ne peut pas courir, il y a des carrefours qu'on ne peut pas traverser à certaines heures de la journée.
Finalement, avec la priorité aux voitures et la crainte de me faire une mauvaise rencontre au détour d'une rue, je me sens un peu comme à Marseille ici. :)

Je rentre un peu tôt d'une grosse soirée en boite avec des étrangers à l'instant. J'ai toujours un peu de mal avec l'ambiance discothèque, je préfère m'asseoir et discuter. En me déposant, le chauffeur de taxi m'expliquais qu'il y a beaucoup de couples gays et lesbiens dans mon quartier. Il était très surpris que ça me pose pas de problème. J'ai alors compris pourquoi les gays vivent beaucoup plus cachés qu'en Europe.

Le truc vraiment pas cher ici, c'est les chaussures, euh non, c'est les tacos, ou les bières, le bus! ou... en fait il y a plein de choses qui sont vraiment moins chères!! La connexion internet fait partie, elle, des choses au même prix qu'en France.
Autre petite particularité, on peut payer nos factures d'internet (électricité et autres) dans toutes les banques, directement sur les comptes des compagnies. Les banques ont donc d'autres rôles. Personnellement je suis à "Bancomer". Comme "comer" veut dire manger, je me suis dit que ça devait être une bonne banque.

Plusieurs grandes avenues sont fermées aux voiture le dimanche (et je parle d'avenues à 5 ou 6 voies). Quel silence au milieu des skateboards et vélos! Et avec ceci, j'ajoute des vélos qui se louent gratuitement, oui messieurs dames, des "velo'v" gratis sur simple présentation d'une pièce d'identité. Personnellement je suis assez surpris par cet élan écologiste venant d'une ville du sud. Bon, côté tri des déchets on est bien moins avancés.. mais on peut pas tout avoir.

Je m'adresse enfin aux amateurs de train: Il y a 2 grandes lignes de métro à Guadalajara (en photo sur le blog). Elles couvrent une quinzaine de kilomètres. Elles sont souterraines dans le centre et sortent de la terre en approchant la périphérie de la ville, mais aucune ligne de train ne permet d'aller d'une ville à une autre!

II-Ma vie : Un petit garçon en vacances.
Nous avons rencontré deux mexicaines qui, avec Jonas (mon colocataire Allemand), nous font découvrir la ville et nous aident pour l'Espagnol. On passe vraiment de très bons moments ensembles. Rien qu'en essayant de se comprendre on s'amuse déjà. Quand je parle des "fourmis gays" (Jotos hormigas) à la place des "fourmis rouges" (Rojos hormigas), il y a déjà de quoi rire un peu.
Bizarrement, ce sont des filles qui me font découvrir la ville, alors que ce sont des mecs qui invitent les deux hollandaises de la collocation à des soirées et excursions. (vous avez dit bizarre ?)

Sinon dans la maison on est toujours 4, avec une chambre de libre. On a cessé d'espérer qu'un mexicain veuille s'installer avec nous et aider 4 étrangers pour leur espagnol. On a découvert le groupe facebook de tous les anciens habitants de la maison, il compte déjà 42 membres avec nous!

En France j'avais parfois trop d'assurance face aux gens que je connaissais bien (une sorte de petit ton supérieur involontaire). Avec cette langue différente, c'est plus facile de ne pas être trop confiant ou trop sûr de moi.
Je suis retombé en enfance pendant ces 8 jours. Je retrouve enfin cet état ou je peux ne pas être sûr de moi, où c'est moi qui ai plus besoin des autres, où je me laisse guider par "ceux qui savent". Je suis de nouveau le petit nouveau qui s'exprime mal et qui a tout à apprendre, comme dans mes années collège, et sur cette courte période j'ai beaucoup apprécié.
Je ne suis vraiment pas pressé de reprendre les cours.. surtout en sachant que la langue va doubler ma charge de travail.
Malheureusement, la réunion d'accueil à l'université m'a vite ramené à la réalité. Registre des étrangers, justificatif de domicile, assurance, administrations à différents points de la ville... mes premiers contacts avec la bureaucratie mexicaine ne s'annoncent pas réjouissants. Certains y ont déjà passé 6 ou 7 heures. A cette réunion nous étions 200 étrangers venant de partout dans le monde. Seule la moitié de la salle riait aux blagues, je vous laisse deviner pourquoi.

III-La suite : "Vamos a la playa ohohoh".
Un voyage en camion de 4 heures, un anniversaire dans une grande maison au bord de la plage, c'est un pur week-end de bonheur qui s'annonce. Je vais profiter à fond de cette bouffée d'air avant les cours.