La publication des articles continue naturellement de s'espacer dans le temps. De moins en moins de choses me paraissent nouvelles ou surprenantes. J'ai quand même réussit à vous chopper quelques anecdotes, et quelques situations qu'on ne verrait pas en Europe.

I-Le Mexique : Obéir à d'autres règles.
Commençons par ce Week-End à Puerto Vallarta. Ah, pour moi elles se ressemblent toutes ces villes côtières: plages, hotels, discothèques et touristes, quelle que soit la richesse du pays.
Notons quand même une particularité des villes côtières au Mexique: on a le droit de boire dans la rue, parce que c'est plein de touristes et de Gringos! Alors que dans les autres villes (comme Guadalajara) il est formellement interdit d'avoir une bière à la main en dehors de sa maison.

Et on déconne pas trop, parce que il y a des policiers et divers agents de sécurité presque partout. Il y en a un à chaque station de métro pour que les gens ne frôdent pas, un à chaque entrée de super-marché, également à l'entrée des boutiques de luxe (ceux-là ont des fusils), et un à chaque entrée de mon campus! Mais il ne faut pas se fier aux apparences, ils sont plutôt gentils. Ils me laissent même entrer sur le campus alors que je n'ai pas encore de carte d'étudiant (et heureusement).

Mais j'ai bien dit que les policiers sont PRESQUE partout, car il n'y aurait pas d'insécurité s'ils étaient partout. La nuit on essaye de sortir à plusieurs si on a besoin d'aller dans la rue (sur conseil des indigènes), et en particulier dans le centre de la ville. En Europe, c'est le fait d'habiter au cœur d'une ville qui coûte cher, mais ici les riches ont plutôt de grandes maisons en banlieue alors que le centre est un peu plus pauvre. C'est plus proche du système urbain états-unien.

II-Ma vie : C'est reparti comme avant... ou presque.
La 5° chambre de la maison est enfin occupée, et par un français.. de Lyon! C'est celui d'entre nous qui parle le mieux espagnol.

C'est une nouvelle routine qui commence pour moi. Une nouvelle copine, des cours d'informatique le jour, divers projets à travailler le soir, des sorties et des amis à voir le week-end, et un autre français dans ma maison à qui raconter les conneries qui me passent par la tête. Bref, ma petite vie a repris.

A l'université, le retard est plutôt banal, autant pour les profs que les élèves (à supposer d'abord que le prof soit là bien-sûr). Des gens qui dorment dans un peu tous les coins d'ombre du campus, quand j'en ai le temps je me joins à eux en début d'après-midi.

Mais derrière cette ambiance détendue il y quand même du boulot à faire. J'ai 7 matières alors que la plus-part des gens en ont 5 ou 6, et je dois prendre le temps de traduire les cours pour les étudier.
L'aide spontanée des autres me surprend toujours, comme ces deux étudiants qui se mettent avec moi pour le projet de groupe, alors qu'ils savent très bien que je vais pas les faire avancer plus vite. Si j'ai bonne mémoire, les étrangers sont plutôt délaissés face aux difficultés à Lyon1.
..et il n'y a pas que les garçons. Plusieurs filles sont aussi venues me proposer leur aide pour apprendre l'Espagnol et son intéressées en échange pour apprendre un peu de Français. (Du moins, je crois que c'est pour la langue française...)

Je suis sur le plus vieux campus de l'université. Certains s'en plaignent.. moi j'aime bien ce petit côté vieillot, avec les trottoirs déformés par les racines des gros arbres, on dirait que la nature reprend ses droits sur l'homme. Et puis au moins, dans les salles de travail on a un ordinateur par personne, pas comme dans toutes les universités Françaises! (..pour ne pas citer Lyon1)

Pour aller à l'université le prend le métro puis je marche. Il doit y avoir des bus plus directs mais c'est encore trop compliqué pour moi. Les bus sont gérés par une dizaine de compagnies différentes et les arrêts ne sont pas matérialisés.
Dès que le soir tombe, on prend le taxi. C'est plus sûr, très pratique, et le taxi peut -lui aussi- être un transport collectif. En effet vendredi dernier nous sommes montés à 7 dans un taxi, soit 8 avec le chauffeur!  Résultat : 3 euros à partager en 7, héhé. Après on était quand même contents de sortir pour déplier nos jambes, parce que le taxi était plus proche d'une Clio que d'un break familial.

Voilà pour aujourd'hui. J'ai l'intention d'aller faire un tour dans la nature quand j'aurais un peu de temps libre et j'attraperais quelques jolies photos.