Dans cet article on oublie la fac, parlons simplement de sorties et de musique!

I-Le Mexique : Le Top 5 des sons urbains.
Au menu du jour, voici un petit classement des bruits de la ville mexicaine.
5° place: Les voitures. Ça klaxonne un peu ici mais pas plus qu'à Lyon. Particularité: les bus ont exactement me même son de klaxon que les trains. ->Klaxon
4° place: Ces imbéciles de chiens qui sont coincés sur les toits des maisons. Les toits sont plats et n'ont pas de barrière, c'est simplement trop haut pour qu'ils sautent. Ils aboient dès qu'une personne passe, et celui de mes voisins ne fait pas exception.
3° place: Les marchands ambulants son chacun leur bruit. Ici tout se déplace: la poubelle publique est poussée par un homme et signalée par une clochette, le marchand d'eau fait son cri caractéristique "AGUA!", les marchands de glace ont de la musique de mariachi, et le camion qui vend les bouteilles de gaz fait le son d'un camion de marchand de glace avec des enfants qui chantent. ->Z gaz
2° place: Les alarmes de voiture ont un bruit qui ressemble à nos vieux modems. On les entend un peu tous les jours par-ci par-là dans la rue. J'ai pas trouvé de son sur le web, mais c'est quelque-chose.
1° place: Et en première place du classement: la musique! Elle est partout. Elle vient des maisons, des voitures avec la fenêtre ouverte, des boutiques de fringues pour les jeunes, des pharmacies... Et la chanson qui ressort le plus (en particulier depuis les voitures décapotables et dans les magasins de matelas) est celle-ci: We no speek Americano ..à écouter à fond bien entendu.

II-Ma vie : Le même ailleurs.
Je commence par une anecdote pour la famille: mon colocataire vient de Ozan (à côté de Manziat), et c'est un fidèle au club d'aviron de Mâcon. C'est beau le hasard des fois non?

J'ai rechaussé les rollers en milieu urbain. Ici aussi c'est plus rapide que le bus, mais c'est plus rare qu'à Lyon. Du coup en allant à l'université avec je fais un peu mon extraterrestre. Avec la circulation et les nids de poule dans les trottoirs, c'est juste un peu plus dangereux, alors je suis juste un peu plus prudent.

Ici pour les étudiants l'année scolaire commence en janvier et finit en décembre.
La conséquence de ceci étant que ce qui pour nous en France est le premier semestre est ici le deuxième semestre, et inversement.
La conséquence de ceci étant que tous les agendas pour adultes commencent également en janvier, et que seuls ceux pour enfant sont à cheval sur 2010/2011.
La conséquence de ceci étant que j'utilise quotidiennement l'agenda de la fée clochette, avec de jolies fleurs à toutes les pages.

Dans la collocation, il parait que je suis "la grand mère de la maison". Je crois que cette idée leur vient du fait que j'ai plus tendance à cuisiner pour tous plutôt que pour moi seul.

Mais finit les gentillesses de grand mère et les histoires de Peter Pan. Avec deux potes Français on est allés voir un match de catch, et là ça ne rigole plus... ou plutôt si, ça rigole un max! Certes, on a devant nous des guignols avec de beaux costumes, qui font de jolis saltos et autres figures pour imiter un combat. Mais tout l'intérêt du spectacle de "luncha libre" est dans le public, et c'est de là que vient toute l'ambiance. On insulte les catcheurs, on s'insulte entre nous, joie et bonheur. Mon colocataire est blond et c'est particulièrement rare dans ce pays, se faisait traiter de pédé par 40 personnes en même temps (synchronisées s'il vous plait). Un gars qui était de notre côté du public lui a expliqué qu'il fallait répondre "suck my balls", ce que ce gentil garçon a bien voulu crier à la foule pour ne pas les décevoir (ridicule garanti). Autre chose amusante: ceux qui avaient les places les moins chères dans les tribunes plus élevées avaient des T-shirts marqués "100% pauvres", et pouvaient subtilement nous insulter de bourgeois. On pouvait alors les insulter de pauvres.
En résumé, c'est l'endroit où les règles de respect sont tout autres, et dès que le match est finit, tout redevient normal et amical.

Après la violence du ring, parlons de sorties natures. Avec quelques amis nous sommes allés voir un lac en petite montagne qui s'appelle Valencia. Joli cadre et bon repas entre amis, jusqu'à cette fin dont l'aspect dramatique était digne un film. Voici trois scènes de ce film (à se représenter):
-Un garçon et une fille qui s'embrassent sous l'orage refusant de se séparer pour partir, le garçon aillant déjà une petite amie pour pimenter l'histoire.
-Pendant qu'on part, la fille la moins ivre des deux qui dit à celle qui conduit "Il faut pas que tu conduises t'as pas le permis!"
-Le problème après avoir changé de conducteur est que la fille qui a la permis a aussi un gros chagrin d'amour, et que avoir bu, conduire le pied au plancher, téléphoner et pleurer en même temps, ça fait faire quelques frayeurs. (et n'oublions pas que c'était la nuit sous l'orage.

Cette semaine on va deux jours dans une petite cabane dans la forêt, le village s'appelle Mazamitla. Il va pleuvoir de l'alcool, alors avec Jonas on a décidé de prendre le bus. -_-

III-La suite : La plus grande fête du monde
La fête nationale du Mexique est le 16 Septembre et correspond généralement à un jour férié. Mais cette année est doublement particulière, il faut fêter l'indépendance vis à vis de l'Espagne qui date de 200 ans, ainsi que la révolution mexicaine qui a exactement 100 ans! Bien que seul le jour du 16 soit férié, la fête et les animations citadines durent du mardi au dimanche, avec Mariachis à tous les coins de rue, feux d'artifices, et 3 millions de gens qui crient...
                                VIVA MEXICO !!