Salut les amis. Ils fait beau en France? Il fait chaud au Mexique? et en Irlande?... Moi je viens presque de chopper un coup de soleil, car je suis rentré ce matin des plages du Salvador, héhé. Mais revenons premièrement sur la semaine passée.

I - La semaine
Pour le projet auquel j'ai participé la première semaine, rien de difficile. On était 4 volontaires avec une vingtaine d'enfants chaque après-midi, et il suffisait de jouer. Ça je sais faire! De plus ils adorent le foot, et pour ce jeu ils savent déjà s'organiser entre eux. Tout ce qu'il me restait à faire était de gronder un peu ceux qui étaient les moins sages que les autres. Etant le seul volontaire qui parlait espagnol sur ce projet, j'ai beaucoup servi de traducteur.
Cependant je me suis demandé... Pourquoi voit-on chaque jour une vingtaine d'enfants alors qu'ils sont presque 100 dans l'école en période scolaire? C'est parce que la plus part travaillent avec leur parents. Je dis la plus part, parce qu'il y en a aussi qui travaillent seuls! Cireurs de chaussures, vendeur de journaux, tout métier qui rapportera quelques Quetzales est bon à prendre.

Pour ce qui est des matinées, j'en ai passé beaucoup ici sur l'ordinateur, mais je me suis aussi fait l’ascension du "volcan de agua". Le manque de temps en a fait un vrai défi: ce sont finalement 1600 mètres de dénivelé que j'ai montés en 3h20 et redescendus en 1h20!
En haut du volcan on trouve un boutique de biscuits et une vingtaine de grandes antennes. Sur le chemin on trouve des enfants qui montent des produits pour la boutique et du bois en grande quantité. Ils utilisent un grand filet, placé de telle manière que le poid du bois repose en partie sur leur tête et en partie sur leur dos. Leur rythme de marche est impressionnant.

II - La fin de semaine
L'Amérique centrale vue de loin, c'est 5 "grands" pays (si j'ignore les Iles). Ces pays sont coincés entre l'océan Atlantique à l'Est, le Pacifique à l'Ouest, le Mexique au Nord, et la Colombie au Sud (car la Colombie fait déjà partie de l'Amérique su Sud). Je vous donne la liste de ces 5 pays du Nord au Sud:

Guatemala (le plus peuplé),
Honduras (le plus grand exportateur de bananes),
Nicaragua (avec la plus faible densité de population),
Costa Rica (le plus touristique),
et Panama (le plus étroit, avec son fameux canal qui joint un océan à l'autre).

Mais si on y regarde d'un peu plus près, deux autres pays plus petits et moins connus se sont glissés dans le lot: le Salvador et le Bélize. J'ai passé ce week end au Salvador, il est situé au Sud du Guatemala. Il comporte 7 millions d'habitants, mais la densité de population est trois fois plus importante que celle de la France et celle de tous les autres pays d’Amérique centrale.

J'y suis parti avec un ami qui vient de Montréal. (Je vous arrête tout de suite, il n'a presque pas l'accent québequois.) Comme la plus part des gens de Montréal sont bilingues, il a pu discuter avec les touristes Américains, tandis que je parlais avec les Salvadoriens.
Notre première idée samedi était de se monter un petit volcan, mais nous n’avons pas trouvé à temps le bus qui aurait pu nous y emmener. Disons que cela fait partie des risques quand on fait un voyage improvisé comme celui-là et hors des chemins touristiques. Nous nous sommes donc rendus au Magnifique lac de Coatepeque, un cercle d'eau de 3km de diamètre, entouré d'un cercle montagneux 300 mètres de haut. Cette forme semble être le résultat d'une ancienne éruption explosive. Les photos de tout cela viendront rapidement dans l'album "Amérique centrale". On s'est même offert un tour de jet ski pour 5 dollars! Ah oui, j'avais oublié de vous parler d'une chose importante: la monnaie du Salvador n'est autre que le dollars Américain! Pendant deux jours j'ai donc utilisé des pièces de monnaie avec des noms d'Etats des Etats-unis et des têtes d'anciens présidents américains. (Notons au passage que cette monnaie est utilisée dans d'autres petits pays, parmi lesquels l'Equateur et le Panama.)
Au retour du lac, nous avons par chance raté le dernier bus! Cela nous a amené à demander au chauffeur d'un bus plein d'enfants de nous ramener. Nous avons donc remonté le cercle montagneux serrés les uns contre les antres mais dans une super ambiance. Ces enfants n'étaient pas de la même classe mais de la même église. Ils s'étaient tous rendus au lac pour y être baptisés. Nous avons finalement réussit à rejoindre San Salvador (la capitale) dans la nuit, en demandant notre chemin bus après bus.
Le dimanche nous sommes simplement allés à la plage "el Tunco" sur le Pacifique. Pour moi c'était une simple plage, mais elle avait une toute autre importance pour mon camarade Canadien, qui à 19 ans voyait l'océan pour la première fois!

Tout au long du voyage, les vieux bus (moisis mais typiques) nous ont permit de rencontrer des sédentaires et des voyageurs.
Le sédentaire est un Salvadorien qui n'avait encore jamais quitté le Salvador. Bon... j'aime bien le dicton "On ne connait jamais bien sa région", mais vivre dans un pays de seulement 20 000 km2 ça peut donner envie de passer une des frontières! d'autant plus que celles-ci sont toutes situées à 2 heures de route de la capitale. De plus, le voyageur m'a dit que les passeports étaient gratuits dans les pays d'Amérique centrale.
Le voyageur, c'est un Costa-ricain cuisinier qui venait au Salvador pour trouver du travail. Sachant que le Costa Rica est le pays le plus touristique de la bande, je lui ai demandé s'il n'y avait pas moyen de cuisiner pour les touristes là bas. Il m'a expliqué que les cuisiniers avaient besoin d'un certificat dans son pays, mais pas au Salvador.

Pour ce qui est de la pêche aux rencontres, mon accompagnateur Québécois est tombé sur un volontaire retiré dans une communauté à la campagne salvadorienne pendant 2 ans et demi, et un surfeur qui appréciais les plages et les vagues de la région.

Cette semaine je laisse de côté les enfants et je commence à travailler sur un projet de construction. J'ai aussi l'intention d'aller jeter un œil au Honduras. Soyez certains que je vous tiendrais au courant !