alut le ami!
Excusez ma prononciation, j'apprend un nouvel accent. Au Salvador et au Honduras ils ne prononcent presque pas les "S". Ainsi le bus devient le "bu", et Adios devient "Adio".

I - La semaine
Cette semaine j'ai travaillé sur un chantier visant a agrandir un école. Bonne ambiance et gros bras, nous étions deux volontaires, accompagnés de deux massons Guatémaltèques, et d'un charpentier Lyonnais! Ce dernier a 70 ans, et s'est installé au Guatemala avec sa femme il y a 5 ans.
J'ai pas mal servi de traducteur, parce que les consignes me venaient en Français et en Español, alors que mon collègue volontaire d'origine chinoise ne connait que l'Anglais et le Mandarin.

Le Guatemala compte 37 volcans dont 3 actifs en ce moment. L'un d'entre eux est le Volcan de Pacaya, que j'ai monté jeudi soir. Le paysage d'arbre mords et de roche noire est, il est vrai, assez atypique, et la vue sur les autres sommets du pays est magnifique. Cependant j'en suis revenu avec une certaine frustration. Une éruption en mai 2010 a changé la configuracion du volcan ainsi que les règles de sécurité. Ainsi, si j'avais fait cette ascencion un an plus tôt, il n'aurait pas été interdit de monter jusqu'au cratère, et j'aurais pu marcher aux côtés de la lave encore rouge.
...notons toutes fois que manger des chamallows grillés a la chaleur du volcan, c'est une expérience pas banale.

II - La fin de semaine
ATTENTION AVERTISSEMENT... Je me dois de vous prévenir une nouvelle fois que je ne suis pas un expert sur les pays que je visite, et qu'il est probable (et même certain) que ce que je vous raconte sur ces endroits ne reflète que très mal la réalité du lieu. Gardez donc en tête que le voyageur vous dit seulement ce qu'il a vu, mais ne connait ni l'histoire ni la situation économique de l'endroit.

La mise au point étant faite, je peux maintenant vous raconter ce que j'ai fait au Honduras ce WE. Le Honduras se trouve à l'Est du Guatemala, et il y a plus de route à faire que pour le Salvador. J'ai donc pris un jour de libre sur le volontariat et j'ai poussé jusqu'à San Pedro Sula, une grande ville Hondurienne proche de l'Atlantique.
San Pedro Sula est organisée comme toutes les autres villes du coin: toutes les voies qui vont de l'Est à l'Ouest sont appelées Rues, toutes les voies axées du Nord au Sud sont appelées Avenues. Elles n'ont pas de noms mais des numéros. Étrange non? eh bien en tout cas ça permet de se repérer rapidement dans une nouvelle ville. Ainsi, La Antigua compte environ 10 rues et 10 Avenues, et San Pedro Sula en compte une soixantaine de chaque.

Après coup j'ai regretté d'être allé jusque là bas. Neuf heures de bus pour me retrouver au coeur d'une ville bruyante et violente, alors que sur mon chemin j'ai vu tant de magnifiques petits villages, avec les gens assis qui regardent passer les voitures, et les vaches qui se promènent librement. (Non je n'ai pas confondu.)

Le samedi soir je souhaitais voir un peu de théâtre, histoire de ne pas être dans une grande ville pour rien, mais on m'a affirmé que le seul endroit ouvert après la nuit était le centre commercial avec le cinéma. Soit. Quelle surprise pour moi à chaque fois, de voir les centres commerciaux dans ces régions! Je vous les décrit en une phrase: ils sont comme les nôtres. Une simple réplique de notre centre de la Part-Dieu, avec un immense sapin en Plastique à la place de la fontaine. Chez nous, c'est seulement un endroit légèrement plus luxueux que le reste de la ville, mais au Honduras c'est le jour et la nuit, le temple du luxe au milieu du bidonville. Je n'ai vu aucune personne entrer dans la salle de ciné sans son grand coca et son bol de pop-corn... et je vous laisse imaginer ce que représente un verre ce Coca à 3 euros dans une ville où j'ai trouvé un hôtel avec chambre perso pour 5 euros la nuit.
À ce propos, j'oubliais de vous parler du Lempira, la monnaie locale. Le plus petit billet est celui de 1 Lempira, et il équivaut à 4 centimes d'euros. Je me suis donc promené avec de grosses liasses de billets dans les poches sans avoir pour autant beaucoup d'argent. Il existe normalement des pièces pour les centimes de Lempiras... mais je n'en ai vue aucune.

Le dimanche matin j'ai fui le bruit et j'ai marché droit vers les montagnes les plus proches. La ville étant collée à une barre montagneuse, pas besoin de taxi.
J'ai d'abord traversé une riche banlieue. Grands jardins, clôtures barbelées, piscines... rien d'anormal en somme... jusqu'à ce que je vois ces sortes de "postes de tir" au dessus de plusieurs jardins: des cabanes en hauteur avec de toutes petites fenêtres, juste pour passer une arme. Je ne sais pas exactement dans quelles situation elles sont sencées servir.
Une heure de marche plus haut, la route devenait chemin et je passais à côté du "Coca Cola" géant. Il est comme le fameux "Hollywood", avec des lettres blanches 4 fois plus grandes que moi, qui sont visibles depuis toute la ville.
Une heure de marche plus haut, le chemin devenait sentier et je passais à côté d'une maison bleue accrochée à la montagne, et à son antenne pour portables. Déjà la forêt changeait: les palmiers disparaissaient pour laisser place à de grands arbres encore plus verts, les chants d'oiseaux se faisaient plus proches et plus variés.
Une heure de marche plus haut, le sentier n'était plus rien, et je crois avoit trouvé ce qu'on appelle la Jungle. La forêt n'était alors faite que d'immenses arbres entourés de lianes, et des oiseaux comme je n'en avait jamais vu sont passés près de moi.

Le lundi a ensuite été consacré au retour au Guatemala.

Je suis désolé du fait que les photos arrivent toujours en décalage avec les articles, je dois régulièrement trouver de nouveaux moyens pour lire ma carte d'appareil photo. En attendant je peux simplement vous faire une petite bande annonce: Vous verrez des taxis à trois roues! et vous verrez le "Coca Cola" géant clignoter dans la nuit! Tintintin!...