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Un Aindien au Mexique.

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11 septembre 2011

Index

Pour faciliter la navigation aux lecteurs de ce blog, voici un accès direct aux articles.

Mexique Première Partie:

Veille du départ  09 août 2010

Le voyage aller  10 août 2010

L'installation  13 août 2010

8 jours pour décrouvrir la ville et l'Espagnol  19 août 2010

Début d'une nouvelle routine?  31 août 2010

Plongée en apnée dans l'ambiance mexicaine  15 septembre 2010

Ça vous intéresse?  03 octobre 2010

Presque Mexicain?  26 octobre 2010

La face cachée  07 décembre 2010

 

L'Amérique Centrale:

Encore traverser les frontières  30 décembre 2010

Guatemala trip - Le voyage aller  02 janvier 2011

Guatemala trip - Hommage aux lecteurs et à l'écrivain  04 janvier 2011

Guatemala trip - Semaine1 et Salvador  11 janvier 2011

Guatemala trip - Semaine2 et Honduras  18 janvier 2011

Guatemala trip - Semaine3 et Belize  25 janvier 2011

Guatemala trip - Le retour en couch-surfant  28 janvier 2011

 

Mexique Deuxième Partie:

Le seigneur des tacos 3 - "Le retour du Moi"  28 février 2011

L'Espéranto  09 mars 2011

La pluie !!!  16 mars 2011

Banco de Tiempo  17 mars 2011

Radioactivité au Mexique?  01 avril 2011

Parlons encore un peu du Mexique  04 avril 2011

Une semaine au Nord: grandes peurs et grands moments  24 avril 2011

L'Espéranto (2)  16 mai 2011

Acortar distancias  27 mai 2011

C'est comment la France?  10 juin 2011

Un Oubli  12 juin 2011

Parlons encore un peu du Mexique (2)  22 juin 2011

5000 mètres et Départ  26 juin 2011

Le voyage le plus pourrit du monde  28 juin 2011

Conclusion  24 juillet 2011

N'oubliez pas que tous les liens vers les albums photos sont placés à droite.
Bonne lecture

Autre blog à voir : Un Aindien en Irlande

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24 juillet 2011

Conclusion

Je suis en France depuis presque 4 semaines. J'ai mi un peu de temps avant de me lancer dans la rédaction de ce dernier article. La raison: je travaille en centre de loisirs en ce moment. Quel rapport? Écrire c'est transmettre sa bonne humeur ou son ennui, ses joies ou ses colères, et elles sont d'autant plus vives si on écrit au moment où on les ressent. Ainsi lorsque je rentre du travail fatigué et de mauvaise humeur, la tournure de mes phrases en est affectée. Me voilà donc bien reposé à la fin de mon week-end, et prêt à donner à cet article de conclusion le ton et la note positive qu'il mérite!

Arrivée:
Ce qui m'a le plus choqué à l'atterissage, c'est que tout m'a semblé exactement pareil. En un an, la France est simplement restée la France, même si je ne l'ai pas observée. Un pays c'est surtout des habitants. Vous avez vous aussi fait plein de choses pendant un an, mais je vous vois comme avant. Les routes sont refaites, certains ont un nouveau vélo ou un nouvel ordinateur, mais les valeurs qui vous caractèrisent sont toujours aussi présentes.

Un mieux?:
"Alors le Mexique c'était mieux? Tu aurais voulu rester?". Il n'y a pas de "mieux". Impossible de choisir. Chaque culture a ses avantages et défauts, comme une personne, et je crois que ça doit rester comme ça.
Si on rendait les Français toujours souriants et jamais pressés, les pannes internet auraient besoin de 3 semaines pour être réparées et la construction d'une nouvelle ligne de métro prendrait tourjours un an de retard de plus chaque année.
Si on donnait à tous les Mexicains de hauts salaires, il n'y aurait plus tous ces vendeurs de tacos à chaque coin de rue, ni ces routes abimées pour nous faire peur quand on prend un vieux bus qui roule vite.

Une vision unique?:
Parfois en lisant une citation on se dit, "Tiens, ça sonne juste", puis on pense "Tiens, cette phrase s'applique dans plusieurs contextes... et si elle expliquait tout..." ça vous est déjà arrivé? J'ai donc commencé à croire qu'il y avait peut-être un modèle simple qui donnerait une réponse à tout. En partant au Mexique, je partais donc à la recherche de cette "grande réponse", en me disant que si je connaissais deux cultures, j'aurais peut être un déclic qui éclaircirait ma vision du monde. Maintenant je sais:
                                            Il n'y a aucune réponse simple.
Les réponses se trouvent dans la diversité, et seront toujours compliquées par des milliers de détails. Chaque point de vue simple rencontra un contre-exemple, chaque vérité sur une culture et une manière de vivre sera fausse dans certains cas. Savoir plus ne sera jamais inutile.

D'ailleurs, quand les gens veulent que je leur parle de mon voyage, parfois ils me demandent "Alors? Comment c'était?". Je ne sais jamais quoi répondre. Aucune phrase ne peut résumer les sentiments éprouvés et les expériences vécues durant cette année. Ce voyage n'est pas un tout, c'est des milliers de petites expériences et de détails qu'on ne peut pas tous relier. (Cf les 30 articles précédents)

J'espère ne pas vous avoir perdu avec mes réflexions philosophiques. Mais alors qu'est-ce que cela implique concrètement? Ça veut dire qu'il me reste à découvrir d'autres façons de vivre et de voir le monde, encore et encore. Mes prochains objectifs: la Chine et le moyen Orient. Je pense y trouver les façons de vivre et de penser très différentes de celles que je connais, mais aussi des cultures influentes et fortement connectées aux autres.

Saludos:
Merci à tous pour m'avoir accompagné pendant ce voyage à travers de vos messages et vos commentaires.
Encore un "saludos" à tous les Mexicains pour leur accueil extrêmement chaleureux.
Les dernières photos ajoutées à ce blog auront finalement étés celles du magnifique pic d'Orizaba (à voir en mode diaporama).

Hasta pronto para el proximo!
Baptiste.

28 juin 2011

Le voyage le plus pourrit du monde

Mon vol de Guadalajara a eu 2 heures de retard et j'ai raté l'avion pour Paris. Entre temps ils m'ont retiré ma carte de séjour puisque je partais, et je n'ai plus de papier pour rester légalement au Mexique. Je suis bloqué à Mexico depuis 6 heures.
Je ne sais toujours pas où je vais dormir ce soir, je sais toujours pas quel jour je pourrais être à ma maison, et j'emmerde les aéroports du monde entier.

A bientôt.

[Edition de l'article le 24 juillet:]
Après deux nuits à Mexico et une dans l'aéroport de Paris, je suis enfin arrivé au terme d'un voyage de 68 heures. 

26 juin 2011

5000 mètres et Départ

Nous y voilà. Mon dernier jour à Guadalajara s'achève. Mais avant de vous parler de mes impressions de ces derniers instants, je dois vous racontrer mon petit voyage sur le toit du Mexique.

I - 5000 mètres
Une envie de grimper sur un volcan m'a pris il y a quelques semaines, puis rapidement je me suis dit "et pourquoi pas la montagne la plus haute du pays tant qu'à faire?". J'ai donc commencé des recherches sur le Pic d'Orizaba, dont le sommet atteint 5700 mètres. (à 100 mètres près selon si on regarde des sources officielles ou si on demande à un petit vieux tout fier d'habiter au pied du volcan). Pendant des recherches je suis tombé sur Ricardo au travers d'un commentaire sur un groupe facebook. Coup de chance: il habite près du pic et a très envie d'essayer une nouvelle foi de le monter. Je me suis donc rendu chez lui la semaine dernière...

Vendredi, je suis arrivé à Huatusco à 6h après un voyage de nuit de 12 heures depuis Guadalajara. Le temps d'acheter quelques bouteilles d'eau et à grignoter, et nous avons pris à 3 la petite route qui mène au volcan, en évitant les chiens qui traversent, les ânes, les poules, les enfants qui vont à l'école, et les enfants qui ne vont pas à l'école. Un chemin de terre permet de monter jusqu'à un refuge situé à 4200m d'altitude. Nous nous sommes arrêtés une heure à 3400m puis à 3800m pour nous acclimater, tandis que le paysage se faisait plus magnifique à chaque mètre parcouru. Une foi au refuge, un léger mal de tête nous a confirmé que nous étions en altitude. A cet instant, nous avions que nous étions les trois hommes les plus haut du Mexique! La journée s'est terminée par une petite marche pour repérer le chemin et mieux s'acclimater au manque d'air. Un orage menaçait d'arriver l'après-midi suivant, il fallait alors nous lever très tôt le samedi pour redescendre avant midi.

Le samedi réveil à 1h du matin, Ricardo n'avait toujours pas pu dormir à cause de la nuit glaciale et se sentait mal. Par ailleurs, son frère supporte mal l'altitude et savait qu'il n'était pas capable d'aller plus haut que le refuge. Je suis donc parti seul en direction du sommet avec mes petits pains achetés à la boulangerie, mes 2 litres d'eau, les vêtements les plus chauds que des amis avaient pu me prêter, une lampe torche scotchée au casque à vélo sur ma tête, deux piolets, et un sifflet pour faire du bruit en cas de problème. Une magnifique pleine lune m'éclairait le paysage, si bien que je n'ai finalement pas utilisé la lampe. Je suis monté extrêmement lentement. Le manque d'air le me permettait pas d'aller vite, et le froid ne me permettait pas de m'arrêter plus de deux minutes, car il reprenait vite ses droits sur mes doigts et mes orteils. Tout ce passait bien lorsque des nuages sont arrivés vers 5h30 et m'ont envoyé recouvert de neige. Il a suffit d'une minute pour que tout soit blanc. Ni mes chaussures ni mes crampons à glace n'étaient plus capables d'accrocher sur les grands rochers lisses recouverts de neige. J'étais alors très près de la zone de neiges éternelles, mais continuer avec ces rochers tant glissants aurait été prendre de gros risques. J'ai pris le chemin du retour, et suis arrivé au refuge tandis que le soleil se levait.
Je ne suis donc pas arrivé au sommet, mais j'ai pu atteindre mon objectif principal: dépasser le Mont Blanc!

Le temps de redescendre en voiture, échanger nos photos avec mes compagnons, manger quelques tacos, et j'avais déjà pris un bus pour Guadalajara. Les incroyables photos de cette ascension arrivent très bientôt.
[Edition le 06/07/2011: les photos sont en ligne. Cherchez dans la colonne de droite l'album "Orizaba".]

II - Départ
Je vais donc partir. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est pas un évènement joyeux de laisser le Mexique derrière soi. J'y ai vraiment rencontré des amis exceptionnels.

Je vais partir alors que je suis dans MA ville! et j'ai presque envie de dire dans mon pays. Les gens me demandent leur chemin et je leur répond. Quand les gens me demandent où j'ai voyagé, ils me répondent "mince, tu connais mieux le Mexique que moi!". Certains ne remarquent même plus que je suis un étranger.

Ça le fait pas. J'ai déjà 3 fêtes de prévues la semaine prochaine en France plus bien sûr le rassemblement national du MRJC. Mais avant de penser à ces nouveaux projet et cette nouvelle ambiance, je pense surtout que ça fait très moche de laisser tous ces amis, qui étaient excessivement présents pour moi toute cette dernière semaine. Ils m'ont fait comprendre que je leur manquerai, j'ai essayé de leur dire aussi.

J'essayerai dans les semaines qui viennent de rédiger un article de conclusion à cette expérience. Le but de l'exercice ne sera pas de résumer toute une année d'une vie (impossible), mais d'essayer de voir si un voyage comme celui-ci change une personne.

Sur ce, je vous dit à bientôt en vrai! à bientôt en face, à bientôt de vive voix!
(et au-revoir aux mexicains qui suivaient ce blog)

Bapt

22 juin 2011

Parlons encore un peu du Mexique (2)

Bonjour à tous!
A moins d'une semaine de mon départ, je vous propose une dernière occasion avec ce blog de s'étonner des différences entre la culture mexicaine et la notre. L'article semble un peu long, alors courage.

I - La violence?
Quand on parle du Mexique, beaucoup de gens pensent directement à violence et insécurité. Bien que je n'ai eu aucun problème lié à ça, ce que j'ai entendu me laisse effectivement croire qu'elle est de plus en plus présente dans certaines villes.
Mais pourquoi? C'est avant tout une question d'éducation dès le plus jeune âge. Je me rappelle quand j'étais à un repas de famille, avec le film Freddy (film d'horreur sanglant) qui passait à la télé, et le petit de 3 ans caché derrière le canapé, dont personne ne semblait se soucier. Je crois que beaucoup de pères veulent que leur petit "devienne un homme" très vite. Sûrement trop vite. Dans la rue les cyber cafés sont remplis de gamins qui jouent à Gears of War, ce jeu vidéo (que j'aime bien) dans lequel on doit achever ses ennemis à la tronçonneuse. Le gérant du cyber voit arriver les enfants de 10 ans et leur donne simplement le jeu. Les parents également sont au courant, donc tout va bien. Personne n'est responsable.
Je vous avais également parlé des car du Mexique très luxueux, où on peut dormir sur de confortables sièges inclinés à 70 degrés, et où des films sont projetés pour qu'on ne s'ennuie pas. Lors de mon dernier voyage vers Mexico, ils ont projeté (entre autres) un film de loup-garous et un de règlements de compte entre bandes dans une ville américaine. Personne n'a semblé se soucier des enfants de tous âges qui voyaegaient avec leur famille.

Enfin je voulais vous parler d'un phénomène surprenant dans certaines villes: les truands effraient moins que la police. Il s'agit généralement de villes du Nord, proches de la frontière avec les Etats-Unis. Le président actuel du Mexique est "un dur" qui ne se laisse pas faire face au narco-trafiquants. Il en résulte que la police se montre parfois particulièrement violente. C'est trop selon la population, qui a organisé il y a quelques semaines une grande marche pour dénoncer la violence de cette lutte et demander qu'elle cesse. "Mais renoncer à la lutte contre la drogue c'est de la folie!", c'est ce que je me suis dit au début. Mais voilà le constat: l'ambiance est beaucoup plus violente depuis qu'on pourchasse sans relâche les narco que quand on les laissait faire leur buisness.
Une connaissance de Ciudad Juarez explique pourquoi il préfère traiter avec les narco: eux souhaitent que tout reste le plus calme possible pour pouvoir continuer leur trafic tranquillement. A tel point que dans sa ville, si on est cambriolé, il faut mieux aller voir les narco-trafiquants, car ils retrouveront rapidement le responsable afin de remettre de l'ordre, pour que la police n'ai aucune raison de venir dans leur quartier. Au contraire, j'ai entendu parler de quotas d'arrestation, qui ne permettent pas à la police de rester calme. 
Les cartels de la drogue sont toujours là, intouchables. Il semblerait que la lutte contre eux ne fait qu'augmenter la violence.

II - Chaleur ambiante
Le Mexique, c'est chaud! Par cette seule phrase je parle du soleil puissant, je parle de la peur dans certaines zones, et je parle de l'ambiance! Je n'avais jamais vu de fêtes aussi folles et de jupes aussi courtes que dans ce pays. La facilité avec laquelle les gens se parlent sans se connaitre est certainement ce qui me manquera le plus une foi rentré en France. Si quelqu'un me demande son chemin j'aurai envie de lui demander "Et d'où tu viens? Qu'est ce qui t'amène par là? Et ça te plait ma région?", mais le voyageur me regardera bizarrement en se demandant ce que je lui veux.

Ambiance = bruit. Mais comment les Mexicains supportent autant de bruit? Ils sont habitués depuis très jeunes. Chez nous on s'empresse de faire taire tout le monde parce que le bébé dort. Au Mexique on ne met même pas le bébé à l'écart... et quand je vois le mal que j'ai à dormir à cause du moindre son, je me dis que c'est une idée géniale!! Une personne qui éternue me réveille, alors que mes camarades Mexicains sont capables de dormir avec la télé allumée et une fête qui se passe à l'étage inférieur. Quelle chance!

III - Bonus
Et en bonus de l'article, je vous propose une petite vidéo de zombis faite maison, que nous avons tourné et réalisé avec mes 4 colocataires: http://www.youtube.com/watch?v=1xquN659SB8. Vous m'y verrez apparaitre avec l'ordinateur entre les mains bien évidemment.

Allez, surtout ne vous laissez pas gagner par la peur à cause de la première partie de l'article. Le Mexique est un pays extrêmement accueillant.
Il me reste maintenant à vous raconter mon voyage sur la plus haute montagne du Mexique, et vous dire mes impressions avant mon départ. Donc à très bientôt!

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12 juin 2011

Un Oubli


Je suis au cyber-café pour vous écrire. Il n'y a plus internet dans ma maison, je vous laisse voir pourquoi:

P1040357





















Eh oui, le cable s'est cassé la gueule dans la rue.
Mais là n'est pas le sujet. Je vous écris pour réparer une erreur: j'ai complètement oublié de vous parler des préjugés sur les Français dans mon article précédent. Accrochez vous bien: les Mexicains croient tous qu'en France on manque d'eau, qu'elle est très chère et qu'on se lave à peine deux fois par semaine!

"Dis Baptiste, c'est vrai que l'eau est très chère en France?"
"Euh.. bah non. On y fait attention, mais il y a dix fois plus de pluie et de lacs en France que vous en avez ici, on manque pas d'eau."
"Ah... mais... C'est vrai que normalement vous vous lavez qu'un jour sur deux?"
"..."

Il parrait que le parfum a éte inventé en France. Certains Mexicains m'ont même demandé si c'est vrai que le parfum est moins cher que l'eau, et qu'on se lave pas beaucoup parce qu'on se met plein de parfum. Alors je lui ai demandé si c'était vrai qu'il mange seulement des tacos et passe sa vie á faire la sieste en poncho sous un grand sombrero.
Non mais serieusement !?!

Enfin voilà, je me calme.
Allez, pour je vais vous donner aussi une bonne nouvelle pour ratrapper le choc que je viens de vous faire: il parrait aussi que les Français sont ceux qui embrassent le mieux.

Hasta luego todos

10 juin 2011

C'est comment la France?


Je viens de recevoir une excellente nouvelle: Je suis accepté en Master 2 Intellignece Artificielle!!
Cela signifie que je vais pouvoir passer l'année prochaine à Lyon, et étudier dans le domaine qui me passionne.
Introduction faite, je peux maintenant vous décrire dans ce petit article -comme promit- la vision que les Mexicains ont de la France.

1- Avant de connaitre: un rêve
"L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai...". Les Mexicains ne sont pas intéressés par les Etats-Unis. D'ailleurs, ils ont tous un membre de la famille qui y vit, et sont déjà tous partis une fois là bas pour voir un parent plus ou moins proche. Non... ce qui leur fait briller les yeux, c'est la France! Et tout particulièrement Paris. Ils voient les Français comme les rois de l'amour et du romantisme, le français comme la langue la plus sensuelle du monde. Certes l'Europe en général est une entité qui les attire. Mais la France a de l'avance...

Ici je vois de très nombreux restaurants Français, mais aucun anglais.
Une chaine de produits grands magasins de beauté s'appelle "Fabricas de Francia", mais aucune ne s'appelle "Fabricas de Italia".
De très nombreuses boutiques de mode ont "Paris" dans leur nom, mais aucun n'utilise le nom de "Berlin" pour se mettre en valeur. Près de chez moi se trouve même une boutique avec une tour Eifel de 4 mètres sur le toit.

Pour les Mexicains la France c'est le rêve, Paris c'est la Magie.
...y a-t-il vraiment de quoi?


2- Une fois arrivé: le réveil
Cela dit, j'ai rencontré des Mexicains qui sont partis étudier en France, et ils en sont revenus. Ils auront trouvé les villes magnifiques (spécialement Paris), et on tous un désir de retourner en Europe au moins une fois. Mais voilà ce qui les marque le plus:
- La nourriture très chère! Ils trouvent la cuisine française excellente, mais sont déjà très étonnés devant le prix des restaurants universitaires.
- Un froid incroyable! Les touristes viennent nous voir en été et le supportent bien, mais ceux qui se sont rendu en France une année complète ont vécu le froid comme une épreuve très rude.
- Et, au dessus de tout, ils trouvent qu'il est particulièrement difficile de créer des relations. Faire des rencontres avec les Italiens et les Espagnols leur semble facile, mais dans les autres pays Européens les gens leurs pariassent très froid. "Là bas si tu demande ta direction, la personne te la donne et puis s'en va". Bah oui, on est comme ça. On est occupés alors on continue notre chemin. Je dois accorder au Mexicains que la facilité avec laquelle j'ai rencontré des amis quand je suis arrivé dans leur pays... ils ne l'auront pas en France.

Allez, soyez pas triste Pour vous prouver qu'on a aussi des bons points, je vais vous dire une chose que je ne supporte pas chez les Mexicains: ils vous laissent parfois tomber sans prévenir. En France ils nous arrivent tous d'avoir des empêchements, mais au delà de 15 minutes de retard, on essaye au moins de passer un coup de fil pour prévenir. Ici, ça arrive régulièrement que j'attende un ami à x heures précises... mais non content d'être en retard, il ne vient pas, tout simplement. Je ne m'y habituerais jamais.

Voilà. Il y a beaucoup à dire sur la manière d'être des Français et celle des Mexicains, mais je ne connais pas tout le monde. En continuant sur le sujet je dirais forcément des choses fausses, car chaque personne est bien différente, et il y aura des exceptions à chaque règle qu'on peut énoncer sur un groupe de personnes.

Ce qu'il y a de sûr, c'est que plus je passe de temps dans ce pays et plus je l'aime. J'aime aller m'acheter un liquado le matin, me cuisiner des quesadillas le midi, acheter des tacos le soir, et voir que j'ai dépensé 2€ sur la journée complète. Hier c'était mon dernier jour à l'université, c'était donc la première fois que je voyais des amis pour la dernière fois. Mon article s'arrête là, comme ça je vous laisse un peu de temps pour comprendre ma phrase précédente.

Mon prochain article est à moitié rédigé. J'ai gardé le meilleur pour la fin.
Bises à tous!

27 mai 2011

Acortar distancias

Plus que 30 jours avant mon retour, et j'ai encore plein de choses à découvrir, et tout autant à vous raconter.

1- Quelques niouz personnelles.

C'est vrai, ça fait un bon moment que je ne vous avais pas tenu au courant de comment je vais; mais je vais me ratrapper.
Après quelques semaines "à vide" pour raisons sentimentales, je vis de nouveau à fond. Je suis exactement à un mois de mon décollage pour la France, et il me reste encore pas mal de choses à faire ici. Mes cours sont presques terminés, je vais donc mettre à profit le temps qui reste pour apprendre à cuisiner, à danser la salsa (grâce au Banco de tiempo), et peut-être monter le plus hauts volcans du Mexique!

2-Une asso d'éduc pop au Mexique
Quand je suis revenu du Guatemala en janvier, j'avais encore envie d'engagement, mais surtout envie de quelque chose qui ressemble à une expérience professionnelle. Mon visa d'étudiant ne me donne pas le droit de travailler au Mexique, et les petits boulots au black, en plus d'être inintéressants ils ne rapportent rien. ...comme faire des pizzas pendant 5 heures pour 5€ par jour. Donc tout m'amenait vers un travail bénévole. Un contact m'a parlé d'une association appelée Acortar Distancias ("Raccourcir les distantes"), un centre éducatif dans un quartier pauvre de la ville. Quand je leur ai dit que je me proposais pour leur donner un coup de main bénévolement chaque semaine, ils nont pas dit non.

J'avais fait en sorte de ne pas avoir de cours les vendredis. J'ai donc commencé à me rendre là bas tous les vendredis. Dans l'après-midi, ma mission était de remplir un document de contacts à partir de cartes de visites. Ce document permettra à l'association de transmettre des adresses de services médicaux ou autres à ceux qui en auront besoin.
Et en début de soirée, je participais à l'atelier sportif avec les garçons 8-10 ans. "Waah, tu t'appelles Batista, comme le catcheur!!". Une foi les présentations faites, on passait 2 heures à faire du foot où du basket.
Certes, on est très loin de la pédagogie ACE / MRJC / JOC; mais malgré la volonté, elle ne serait peut-être pas appliquable au public de ce quartier.

Notre gros problème au MRJC c'est qu'on arrive pas à toucher les populations les plus démunies, les jeunes qui auraient le plus besoin de nos séjours à bas prix et nos formations citoyennes. À Acortar Distancias ils y arrivent! En plus du sport et des jeux, ils organisent également des "ateliers de valeurs", avec des discussions sur le rôle du respect, de la sincèrité, ou encore l'estime de soi. Et il n'y en a pas que pour les enfants; les parents ont également accès à des formations casi gratuites sur l'éducation, mais aussi la gestion d'une maison (pour les mères) et le bricolage (pour les pères).
AC est selon moi l'exemple typique de projet qui change le monde: par la PRÉVENTION. Un lieu d'éducation et de ressources pour tous, où les enfants ne trouvent rien pour nourrir de mauvaises intentions. AC, c'est une réponse de fond à la pauvreté et aux conduites violentes, grâce au développement de valeurs et de certaines capacitées, qui permettront à chaque personne de se surpasser dans ses moments difficiles.

Lire le résumé d'activités d'une association comme celle-ci, c'est un déferlement de bonnes nouvelles. Si on disait à la fin du JT de 20h ce que les familles ont accompli dans ce lieu pendant l'année, toutes les mauvaises nouvelles seraient absorbées. Qui aurait cru que faire jouer des enfants c'est lutter contre la violence?

Malgré mon admiration pour ce genre d'initiative, j'y suis resté à peine trois mois. Certains enfants de l'atelier de sport étaient très difficiles, et je ne suis pas habitué à ce genre de public. Et pour ce qui est de mon activité de l'après-midi, remplir ce document excell était certes très utile, mais franchement barbant.
De toute manière, je remercie grandement tous les membres d'AC qui m'ont permis de vivre cette expérience.


Dans mon prochain article, je vous présenterais la vision des Mexicains sur la France.
En attendant, je continue à remplir l'album Guadalajara de photos illustrant le décalage culturel. Comme aurait dit Obélix s'il était à ma place, ils sont fous ces Mexicains.

16 mai 2011

L'Espéranto (2)

Après vous avoir parlé de l'Espéranto dans son aspect théorique, j'avais envie de vous montrer des expériences plus personnelles permises par cette langue. Comme je commence tout juste à l'apprendre, j'ai demandé deux témoignages.

Michel Fontaine est un ami que l'Espéranto et le mariage ont amené à vivre en Chine. Je lui ai demandé comment l'Espéranto lui sert dans un pays où rien ne ressemble à notre alphabet.

"Comment l’espéranto me permet de vivre en Chine ?
Un des problèmes pour se familiariser avec la Chine, c’est à l’évidence la langue chinoise...Des sons inconnus, dont certains imprononçables pour nous européens...Les quatre tonalités, qui font qu’un seul son peut avoir quatre significations selon la manière de le dire...4.000 idéogrammes qui sont de véritables hiéroglyphes...Ca fait beaucoup d’obstacles pour aborder la culture chinoise, immense par sa diversité et sa longévité...

J’ai eu la chance d’apprendre l’espéranto jusqu’à un niveau suffisant pour venir en Chine et me marier avec une chinoise espérantophone...
Oh! Baptiste, ne va pas penser que tout est résolu grâce à l’espéranto...! Je veux seulement dire qu’il est pour moi une fenêtre, qui me permet d’aborder la culture chinoise avec plus de profondeur que ne le permettent les circuits touristiques. L’espéranto ne remplace pas l’obligation d’apprendre le chinois, qui entre peu à peu dans ma tête malgré les difficultés...J’ai cependant tiré un trait sur les idéogrammes, me contentant de la langue parlée, dont je retiens peu à peu les sons et la syntaxe –par ailleurs fort simple– grâce aussi à la transcription alphabétique –appelée ici pinyin– officiellement adoptée en Chine dans les années 50.

Je peux ainsi peu à peu explorer la littérature, les mœurs et coutumes, l’histoire, le bouddhisme et surtout le symbolisme qui est l’un des aspects de la culture chinoise le plus remarquable. La découverte au jour le jour de tous les codes de ce symbolisme me passionne. Je vais te donner un seul exemple: la veille du nouvel an chinois, toute la famille rassemblée fait un “réveillon”, dont le menu est soigneusement prévu pour être délicieux, mais aussi de bon augure pour le bonheur de l’année qui vient: les boulettes de viande rondes représentent la famille réunie, le poisson “yu” en chinois l’espoir d’avoir toujours à manger, car “yu” signifie aussi “trop, surplus, abondance”...Tu vois, tout est ainsi codé, et soumis à interprétation.

Bon, je sais, la culture chinoise évolue et beaucoup de jeunes, ne font plus que les gestes d’une tradition dont ils oublient peu à peu le sens...Mais il est aussi passionnant de voir combien et comment la société chinoise évolue...
Oui tu vois Baptiste, tout ça, plus tout ce qu’il me reste encore à découvrir, grâce à l’espéranto appris en quelques mois. Ca vaut la peine non ? "

Ma petite famille est partie au Népal en Mars (avec mon frère de 15 ans qui a pris 4 mois de cours d'Espéranto). Voici leur témoignage.
Tous les 2 ans et depuis1995, les espérantistes népalais organisent les « internaciaj himalajaj renkontiĝoj », un séjour à destination d’espérantistes du monde entier pour faire découvrir le Népal et créer une occasion d’enrichissantes rencontres transcendées par la pratique de l’Espéranto.

Cette année, c’était donc la 9ième édition de ces rencontres et nous étions 30 étrangers dont 16 français, 9 japonais, un couple de suédois, un couple d’Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie et un danois. Le grand nombre de français s’expliquait par le fait qu’un ami Népalais, Poshraz est venue en Aout 2010 aux rencontres de Plouezec en Bretagne où il a largement vanté l’intérêt de ce voyage. Bien sûr, même si nos amis népalais avaient tous une parfaite maîtrise de l’anglais,de même que bon nombre d’étrangers, l’Espéranto a été notre langue commune pendant 2 semaines. Et c’est ainsi qu’une cinquantaine de népalais ont passé un peu de temps avec nous, pour certains, le temps d’une soirée, pour d’autres durant les jours de randonnées et pour d’autres encore, tous le temps de notre séjour.
Nous avons découvert le Népal… dans sa ruralité avec ses cultures en terrasse, dans ses pratiques religieuses, bouddhistes et indouistes au travers de nombreux temples; nous sommes allés aux pieds des Anapurnas et avons découverts le lieu de naissance de Boudha à Lumbini près de la frontière avec l’inde.
Le 9 mars, nos amis japonais reprenaient l’avion…c’est le SMS de l’un d’entre eux qui nous informait 2 jours plus tard du tsunami qui frappait leur pays…. Au-delà de l’intérêt touristique de ce voyage, nous avons partagé le plaisir de pratiquer l’Espéranto, d’échanger dans une langue facile, ludique, qui n’appartient à personne et qui est pourtant la nôtre.
"

Pour terminer cet article je ne résiste pas à vous donner cette statistique:
On estime que pour avoir un bon niveau de base dans une langue nouvelle (pour un francophone), 2000 heures d'apprentissages sont nécessaires pour l'Allemand, 1500 heures pour l'Anglais, et moins de 150 heures pour atteindre le même niveau d'expression en Espéranto.

Si la chine vous intéresse, je vous conseille le blog de Michel. Il y publie régulièrement ses découvertes culturelles.
Dans moins de deux semaines je vous parlerais des associations Mexicaines.
Tchô!

24 avril 2011

Une semaine au Nord: grandes peurs et grands moments.

La semaine de pâques (semana santa), est peut-être la période pendant laquelle le plus de personnes sont en vacances au Mexique. Cette semaine je n'ai pas fait exception. Avec Luis nous avons décidé d'en profiter pour aller faire un petit tour au Nord. Enfin, disons plutôt au Nord de Guadalajara. Aller réellement au Nord du Mexique de serait voir Chihuahua et Monterrey, mais ça représenterais une sacré trotte. Nous nous sommes alors contentés des villes suivantes: Mazatlan, Durango, et Zacatecas, avec un départ dans la nuit du Samedi 23 Avril. Le récit de ce voyage sera une autre occasion de vous parler de la magie de couch-surfing, ce site qui permet de voyager chez l'habitant.

Mazatlan, dans l'état de Sinaloa:
Nous sommes arrivée à la centrale d'autobus de Mazatlan dimanche à 5 heures du matin. Dès le lever du soleil nous sommes partis marcher le long de la côte, et avons découvert une ville magnifique au rues très colorées. Ces rues étaient cependant désertes car Mazatlan est avant tout une ville de tourists américains et mexicains qui vivent la nuit et dorment le matin, avec Spring Breaks, hôtels de luxe, et tout ça. Nous avons marché dans tous les sens toujours sans réponse de notre hôte, sans savoir que tout les hôtels de la ville étaient complets pour la semaine sainte. Mais finalement dans l'après-midi, Cuauhtemoc (c'est son prénom) nous a contacté. 10 minutes plus tard nous étions dans sa voiture, et en à peine deux heures il nous a montré toute la ville d'un bout à l'autre. Après un restaurant de fruits de mer il nous a emmené dans une des boites de la ville, ouverte bien que dimanche soir. Je ne suis sincèrement pas fan des boites de nuit, mais lorsque celle-ci est toute ouverte, au bord de la plage, avec un concert de reggae dans une oreille et le bruit des vagues dans l'autre, c'est assez magique.
Le deuxième jour, Cuauhtemoc nous a emmené à visiter son travail. Ça, c'était un avantage unique du fait de voyager avec couch-surfing! À 23 ans seulement, il est responsable d'un laboratoire d'analyse des eaux. Certes, être le neveu du propriétaire ça aide à avoir un bon poste dans l'entreprise. La principale activitée du laboratoire est de vérifier les taux de rejets toxiques des usines dans la mer. L'après-midi nous nous sommes rendus à l'aquarium de la ville. Les crocodiles et spectacles d'otaries étaient divertissant, mais certainement moins intéressants que la visite d'un laboratoire.
La nuit enfin, Cuauhtemoc a invité des amis pour une fête. Ça aussi c'est un truc typique du Mexique: passer 2 coups de fil et avoir 10 amis chez soi à peine une heure après! Moi quand je veux inviter des amis à Lyon je dois les prévenir 2 semaines à l'avance. Cette nuit nous étions avec des purs buveurs, qui savaient répéter que c'est ça la vie, qu'il faut boire et ainsi être heureux en faisant la fête. Avec Luis nous avons pris l'air sur le toit pendant que les autres se descendaient les bouteilles. Ils appelaient ça "fiesta mexicana". Luis est lui aussi un jeune homme engagé et travailleur. Il était vexé que tous disent que être Mexicain se résume à savoir faire la fête, il ne se sentait en rien comme l'un d'entre eux.
Le troisième jour nous sommes montés au phare de la ville puis avons pris le bus pour Durango après avoir chaleureusement remercié Cuauhtemoc pour tout le temps qu'il nous avait consacré sur ces 3 jours.
Entre Mazatlan et Durango se trouve la Sierra Madre Occidentale. Le paysage était magnifique, mais les virages plus violents que ceux que je n'ai jamais vu. Nous avons chacun passé 1/4h aux toilettes pour rendre à la nature les tacos que nous lui avions pris quelques heures plus tôt.

Durango, dans l'état de Durango:
Mais nous y sommes arrivés: Durango, à 1800 mètres d'altitude. Pour quelques pesos, un taxi nous a emmené à la maison de notre deuxième hôte: François, un photographe français de 33 ans qui compte un tour du monde parmi ses grandes expériences de voyage. La première chose qu'il nous a demandé est "qu'est ce que vous venez faire ici?". Il est vrai que Durango n'a rien de touristique, à part pour ceux qui aiment aller se perdre dans les montagnes alentours. Notre réponse a été la suivante:
-Durango est aussi le nom d'une BD lue quand j'étais plus jeune! Je devais donc voir la ville.
-Toute ville, bien que non touristique, a sa culture et a des gens à rencontrer.
À Durango nous avons pris le petit téléphérique qui monte sur la coline de la ville, à peine grande comme la colline de Fourvière. Le téléphérique a été construit il y a deux mois par des experts: les Suisses! Il est conçu pour résister à 4 mètres de neige et aux attaques terroristes. Seul problème, il n'a pas encore la climatisation. Allez savoir pourquoi les Suisses n'ont pas pensé à ça... Alors en attendant la clim, ils accélèrent la descente. Les 600 mètres de la colline au centre de la ville sont parcourus en 4 minutes au lieu de 6 pour que l'air passe plus vite! (oui, les fenêtres sont ouvertes évidemment). Ils sont fous ces Mexicains.
Le soir, François nous a emmené à une soirée avec ses amis qui travaillent au théâtre. Après avoir passé une nuit avec les jeunes les plus incultes de Mazatlan, nous avions cette foi l'impression d'être avec les plus cultivés de Durango.
Le deuxième jour nous nous sommes rendus à Villa de Oeste, une petite ville dans le style Western où se sont tournés de nombreux films. C'est un peu un repère de touristes mais on y rigole bien, entre les cowboys, les Indiens et les danseuses de French cancan. La boutique d'arme vend en réalité du Coca cola, et la cabane du Sherif est un restaurant à tacos.
Après y avoir fait le plein de photos, nous avons pris le bus pour notre dernière destination.

Zacatecas, dans l'état de Zacatecas:
Nous sommes arrivés à Zacatecas à 23 heures le jeudi. Ce n'est que lorsque nous avons retrouvé Abraham dans le centre que nous avons compris que la nuit ne faisait que commencer pour lui. Notre hôte nous a ramenés chez lui 3 heures plus tard, en voiture et complètement bourré. Nous sommes arrivés entiers et avons bien dormi.
Avec une cathédrale baroque, une ancienne arène de corrida, Zacatecas est une magnifique ville coloniale à 2300 mètres d'altitude. Elle a aussi son téléphérique, autrement plus haut que celui de Durango. On y trouve également une ancienne mine d'argent. La visite de la mine n'a rien de très intéressant, mais cet endroit a la particularité d'avoir une boite de nuit! Vous allez dire que je me répète... mais tant py, je l'écris quand même: Je ne suis sincèrement pas fan des boites de nuit, mais lorsque celle-ci est au fond d'une vieille mine, c'est assez magique.
La nuit nous avons ensuite assisté à une immense procession silencieuse pour célébrer pâques. Nous y avons vu de nombreuses représentations de Jesus et des personnages religieux vêtus de manière très différentes. Malheureusement, la procession a été stoppée par un mouvement de panique. Nous nous sommes retrouvés courant au milieu de la foule. Beaucoup de gens parlaient de coups de feu. La procession a repris après un temps, mieux encadrée par la police, mais sans public. Je viens de faire quelques recherches. Plusieurs journaux parlent d'une ampoule qui aurait explosé en tombant, la foule aurait alors cru à un coup de feu et la panique aurait commencé ainsi. D'autres articles disent que le bruit était bien celui d'une arme, mais dans tous les cas aucun ne parle ni de mort ni de blessé.
Le dernier jour de ces vacances fut certainement le plus culturel. Nous avons commencé par un concert de musique de chambre (chanté en Allemand, puis en Français, et enfin en Espagnol), puis avons vu un immense musée d'art contemporain (dont le meilleur artiste était certainement Manuel Felguérez). Nous sommes ensuite allés au Théâtre, puis avons vu un concert de tango, interprété par l'unique orchestre mexicain de tango (pas moins de 3 accordéonistes et 5 violonistes). Toutes ces œuvres étaient d'une très grande qualité. Nous avons ensuite vu un spectacle de clowns, mais c'était franchement quelques étages en dessus.
Après tout celà il était minuit, et il nous restait encore deux heures à tuer avant le bus qui nous ramènerait à Guadalajara. Nous sommes donc retournés dans le bar où nous avions rencontré Abraham deux jours plus tôt. Nous y avons vu la troupe de théâtre. Nous avons pu féliciter les comédiens pour leur jeu exceptionnel (l'un d'entre eux incarnait 4 personnages différents!), et partager une bière avec la troupe en parlant des difficultés du théâtre au Mexique et de leurs souvenirs d'un voyage en France.

Un chauffeur de taxi qui insultait son patron de tous les noms au téléphone nous a finalement laissé à la centrale de bus. Nous avons eu notre bus de justesse car il s'est permi de passer une heure en avance. Dès le dimanche nous avons repris nos activités sur Guadalajara.
Les photos de cette semaine sont dans l'album Une semaine au Nord, ou en cliquant sur les liens de l'article.

J'espère que ceux qui ont eu des vacances pour cette période ont pu en profiter autant que nous.
A bientôt!

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